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6/11/2008 Ã
16:08
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UNE PUTE EST MORTE
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PREMIERE JOURNEE
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Je n'étais pas très submergé, surchargé, débordé par la besogne, le labeur, en clair par le turbin.
Antérieurement, précédemment, j'allais voir mon ami Bertrand pour récupérer un peu d'ouvrage.
Mais depuis que je l'avais envoyé à l'ombre pour une durée indéterminée, logé et nourri gratuitement au frais du contribuable dans une maison d'arrêt, on m'avait gentiment conseillé de ne plus mettre les pieds à Brisout de Barnouville.
Comme on dit dans le milieu, j'étais tricard.
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Et pourtant, je connaissais cet hôtel de police,ab origine, depuis son inauguration le vendredi 1er octobre 1982.
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Je me souviens qu'à l'époque j'aimais bien traîner au Studio 44 pour voir les concerts des Dogs.
Depuis, malheureusement Dominique Laboubée nous a faussé compagnie.
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L'argent de Doucet commençait à ne devenir que réminiscence.
L'accablement, le blues, l'abattement, le cafard, le découragement, la démoralisation, la mélancolie, et la prostration commençaient à m'envahir au moment où la sonnerie de la porte se mit à carillonner.
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C'était Zelda, mon héroïne fitzgeraldienne, la reine de l'asphalte:
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       -         Bonjour ma mignonne, tu officies maintenant à domicile.
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Comme toutes les femmes que je reçois dans mon bureau, de façon traditionnelle, elle se mit à pleurnicher.
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       -         Allons ma jolie, arrête de larmoyer, ton rimmel est en train de couler sur ta jolie frimousse.
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Je lui versais un fond de Whisky américain à base d’alcool de maïs pour lui redonner un attrayant minois.
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       -         Zelda, dis-moi ce qui se passe?
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       -         Ma copine Anne s'est volatilisée.
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       -         Une marcheuse, je présume.
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       -         Tu sais à part le milieu du tapin, je fréquente pas trop!
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       -         Bon, narre moi tout sur ta collègue de travail.
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       -         Elle vient tout droit du Nigeria au fin fond de l'Afrique.
Quand elle est arrivée, elle ne connaissait quasiment rien sur le plan charnel.
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       -         Je te fais confiance sur le plan de la formation professionnelle.
Si un centre d'apprentissage crée un module option michetoneuse, tu serais engagée comme enseignante.
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       -         Merci Paul.
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       -         Bon depuis combien de temps s'est-elle fait la malle?
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       -         Depuis deux jours.
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       -         Tu sais, elle a peut-être préféré exercer une autre fonction loin du bitume.
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       -         Peu probable, elle n'a ni ami, ni smala en France.
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       -         Tu n'as pas d'autres conduits à section circulaire, en matière souple, rigide ou flexible, servant à l’écoulement d’un liquide ou d’un gaz, à me fourguer.
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       -         Qu'est que tu débites?
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       -         As tu d'autres tuyaux à me refiler sur Anne?
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       -         Je sais qu'elle bûchait pour Riton.
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       -         Je présume que c'est le remplaçant du défunt Fred.
          Une bonne nouvelle, les filles de joie ne sont plus                      orphelines.
                  On le trouve où, ton Riton?
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       -         Dans un bouge du boulevard des Belges.
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       -         Un garçon sérieux, son bureau est à coté du lieu de labeur de ses employées.
                  Dès que j'apprends quelques choses, je te contacte.
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Elle m'embrassa et repris son chemin, couleur macadam.
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L'altruiste philanthropique que je suis, allais entamer sa nouvelle investigation.
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Mais, intérieurement, in petto, je me posais des questions?
Oui, comment commencer cette nouvelle enquête?
Inutile d'aller cuisiner les gamines africaines racolant sur le trottoir rouennais.
La plupart ne parle pas le français.
On est loin des courtisanes.
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Les rares saillies baragouinées par ces pauvres mômes sont :
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       -         Trente euros la pipe, cinquante euros l'amour.
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En sommes, à part pouvoir donner les barèmes de la passe aux personnes aimant putasser, leurs causeries étaient limités sur le plan intellectuel.
De plus, pour celles qui bredouillent correctement notre dialecte, je doute qu'elles acceptent de me faire des confidences.
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L'habitude ou l'occasion, je ne sais plus, faisant le larron, je décidais d'un pas ferme et décidé d'aller voir mon vieil ami Jacques, le faiseur de gribouillages au quotidien local.
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Arrivé dans son bureau, je décidais de changer de registre en lui chantant un air composé par André Montagard et roucoulé par André Dassary :
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       -         Maréchal, nous voila!
                  Devant toi, le sauveur de la France,
                  Nous jurons, nous, tes gars,
                  De servir et de suivre tes pas.
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       -         Merci Jacques, toute ma jeunesse me revient quand je boulonnais rue Lauriston avec Bonny et monsieur Henri.
                  Bon plus sérieusement, que veux tu savoir de beaux?
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       -         Tu connais un dénommé Riton?
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       -         Toi, les emmerdes tu les cherches.
Pourtant, après l'affaire Doucet, tu avais eu la sagesse de te faire oublier.
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       -         Arrête de me faire la morale et avise moi sur Riton.
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       -         Par rapport à notre nouveau souteneur local, le regretté Belge était un ange, quasiment un séraphin.
                  De très mauvais bruits circulent sur ce ruffian.
                  Une de ses donzelles aurait voulu se tailler.
Il l'aurait retrouvé, salement tabassé et devant les autres filles, pour servir d'exemple, l'aurait aspergé d'essence.
                  Par pure charité chrétienne, je ne raconte pas la suite.
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       -         Tu la connaissais cette hétaïre?
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       -         Cette quoi?
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       -         Au lieu de coucher avec les teutons, tu aurais du apprendre le Grec ancien et ainsi avec plus d'érudition, tu aurais su que cela signifie sur le plan didactique : une pute!
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       -         Paul, tu crois que si j'étais une lumière que je bosserais dans un canard au fin de la province française.
                  Non, aucune idée du nom de cette minette.
Bon, fais gaffe, je voudrais te revoir en entier et pas dans une urne!
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LA SUITE SURÂ Â Â http://paulcooper.skyrock.com
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UN REVENU COMPLEMENTAIRE ??
CLIQUER SUR :
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http://www.fourmilimails.com/pages/index.php?refid=fred76300
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ET SUR
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www.supplementderevenus.bloguez.com
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